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    Le 02/03/2014                                                  

     

    Cet endroit sera si vous le permettez comme un journal où j'y déposerais mes états d'âme, tels qu'ils sont en toute honnêteté.

    Ce sera un dépôt d'ESPOIRS ou de DESESPOIRS. Je sais que, bien placés, bien choisis, quelques mots font une poésie et qu’il suffit qu'on les aime pour écrire un texte.

    Mais ici, mes mots ne seront qu'un exutoire, ma façon à moi d'appuyer là où ça fait mal.

    Des lettre ouvertes, car je ne peux comprimer et garder tant de maux dans mon cœur.

    Je vous les confierais en mots.

    Je rappelle qu'ici, je vous laisse la possibilité de pénétrer dans mon intérieur, au fond de mon histoire, au fond de mes pensées, au fond de mon âme.

    Ce n'est pas toujours facile à lire et cela peut heurter, car il y a de vrais sentiments, de vrais pleurs, de vrais fantômes, de vraies craintes et tant de monologues.

    Là où les écrits n'ont plus de frontières, là où l'amour quel qu'il soit, s'étale sans manière.

    Là où j'ai envie de crier, à travers mes mots, tous mes maux, sans savoir qui vous êtes et surtout, qu'importe qui je suis.

    Souvent, pour ceux qui lisent les maux des autres, cela représente l'émotion à l'état pur.

    Nous en avons tous plein le cœur, plein les tripes et les lire fait parfois oublier les nôtre, comme elles peuvent aussi les réveiller.

    C'est pourquoi, quand vous me lirez, souvenez vous que mes textes, n'engagent que moi et qu'à aucun moment vous n'avez à les vivre.

    Tous les mots, ne sont pas de moi, je puise des phrases, des dictons, des proverbes, des citations, des recherches, auxquels j'adhère et qui me concerne et jamais parce qu'ils sont beaux ou bien dit.

    Ici, je les mélange à mon vécu, à mon histoire.

    Ici, je vais déposer ma douleur de Maman, face à toute cette douleur, tout ce drame qui est le nôtre.

    A vous de savoir si vous voulez continuer avec moi ce triste partage.

    Simplement, si vous restez, je vous demanderais, de ne pas nous juger..

    Nul ne sait ce qu'il ferait dans telle ou telle situation, tant qu'il n'y est pas confronté...


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  • Article N° 2 L'anné 2009 où nous avons quitté notre quotidien...

     

      

    A 17 ans, ma fille est anorexique et semble désormais aussi déterminée à se détruire qu'elle l'était à  croquer la vie.

    À la source, un drame intime caché au fond de son cœur.

    Ce jour maudit où, presque par hasard, ELLE est plongée en plein chaos, car un gamin de 15 ans alors qu'elle n'en avait que 13, vient vivre quelques jours à la maison.

    Là,  c'est toute sa vie qui bascule.

    Pour ELLE, plus rien ne sera jamais comme avant et pour son entourage pareil.

    Le destin s'en mêle davantage en frappant sur son mental, la poussant ainsi a s'automutiler.

    ELLE s'est éteinte et s'est bloquée par la colère sur des lames de rasoir qui décrivent combien elle se sent seule et impuissante face à son malheur.

    Vient s'y ajouter le rythme infernal de l'école et des moqueries qu'engendre sa fragilité et se laisse aller à une rage émotive qu'elle calmera avec le sang qui coule en s'infligeant des blessures de manière intentionnelle.

    Cela passera par de petites coupures avec un rasoir ou un cutter, des morsures à la lèvre et dans la bouche.

    Ces blessures pratiquées de manière répétée n'ont pas pour objet d'attirer l'attention, mais semble-t-il de permettre de contrôler ses émotions, ses angoisses, ses colères, mais ça, je ne l'apprendrais que plus tard, en allant de forum en forum et de sites en sites.

    Cela crée un lien fort entre l'automutilation et les troubles du comportement alimentaires.

    Ainsi, ce besoin de se faire mal est souvent observé dans les problèmes d'anorexie comme cela fut le cas pour ma fille qui passe également par des phases de boulimie. 

    Je n'ai découvert son mal être que lorsqu’elle ne mangeait pratiquement plus.

    Je lui en faisais part, mais bien entendu ELLE le niait.

    Je continuer de l'observer avec beaucoup de discrétion afin de ne pas la braquer et ce que je constatais, me faisais très peur.

    Ce n'est que lorsque ma deuxième fille m'a dit<< maman tu as raison, ELLE ne mange plus rien >> que je me suis dit, que nous avions un sérieux problème.

    Et j'ai fini par faire ce que jamais je n'aurais fait auparavant, je suis allée lire ses mails espérant ainsi y  trouver une trace de la cause de son mal être.

    Notre cauchemar à débuté à cet instant très précis, même si pour ELLE et cela je l'apprendrais en faisant cette horrible découverte, que le sien avait commencé l'année de ses 13 ans.

    Elle en avait ce soir là, quand je lisais ce mail, 17.
    Quelle effroyable découverte quand j'ai lu cette lettre entre ELLE et une de ses profs de 3 ème.

    Elle lui disait qu'ELLE recommencer à s'automutiler que...

    Mais que veut dire ce mot !!! AUTOMUTILER ???

    Moi ; <<  vient vite, j'avais raison, ELLE a un énorme souci, regarde CA VEUT DIRE QUOI CE MOT ?>>

    Deuxième fille : << je ne sais pas maman, attend on va chercher sur Google ! >>

    Mon Dieu quel horreur !!! Des photos très explicites, non horribles, s'ouvraient à nous.

    Le souffle coupé de douleur, j'ai fini par hurler et la cadette en a fait de même.

    Dans les explications écrites que nous avons lu elle et moi, le mot anorexie revenait sans cesse.

    NONNNNNNNNNNN ma fille ne pouvait pas être anorexique,  juste elle faisait un con de régime !!! C’est sûr...

    CONNERIE !!! Je me mentais, mais je ne l'ai fait que ce court instant.


     

     

     


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  •                                                                         Blog de plumette :De son sang à mon encre, Article N° 3 Lettre à ma fille...

     

    LETTRE A MA FILLE... Le 06 Mai 2009

    Mon enfant,
    Je me suis réveillée ce matin, en pensant à toi.

    Tant de questions me traversent l'esprit.

    Les mêmes certainement que tu dois te poser pour certaines.

    J'ai tant de ressentis qui me déchirent le cœur et même le corps tant ils font mal.

    Je n'ose te demander combien de souffrance et de peur ton cœur et ton corps, endurent.

    Tu ne me le dirais pas de toute façon, tu veux toujours et tellement m'épargner et tu encaisses, au-delà de tout entendement.

    Ma fille, cette autorisation de demande d'hospitalisation écrite par un tiers, que j'ai dû écrire hier afin que l'on te soigne, a été la pire lettre que j'ai écrite de ma vie.

    Que Dieu me préserve d'avoir à en écrire d'aussi difficile, pour le restant de ma vie.

    J'ai froid dans le cœur à l'idée, de ce que l'on m'a fait écrire.

    Nous nous étions promis, de ne jamais en arriver là et pourtant tu as eu la force de me le demander toi même.

    Surement pour m'épargner la culpabilité qui suit une telle demande.

    Pourtant, depuis, elle m'habite et me ronge affreusement, me demandant sans cesse, si j'ai fait le bon choix.

    Nous sommes allées, au bout du bout et si toi tu as choisi LA MORT pour en finir avec tes souffrances, moi je choisi de continuer a me battre et de tenter même l'impensable, l'interdit que nous nous étions fixé.

    Pardonne-moi pour cela.

    Il me faudra du temps pour que je me le pardonne aussi.

    Mais moi, ça ne compte pas, je ne baisserais pas les bras et me refuse d'accepter cette mort programmée.

    Tant que je ne serais pas venu te voir, je vais me demander comment sont ces lieux, ces gens, à qui je t'ai confié.

    Je leur ai donné tout pouvoir et j'ai peur, tellement peur.

    Je sais que toi aussi.

    Je t'en supplie, accepte tout ce qu'ils décideront de faire avec toi.

    Nous savons toi et moi, qu'ils gagneront toujours.

    Protège-toi en te laissant soigner mon enfant.

    Je ne veux que penser que tout cela sera pour ton bien et qu'ils sont humains, sinon, je vais devenir folle.

    Tu es si loin ma douce et là encore quel courage et quel sacrifice, afin de préserver tes études. Nous le ferons avec toi en faisant tout ces KM qui nous séparent, l'important et qu'ils nous permettent de te voir.

    J'ai si peur qu'ils nous l'interdisent.

    Mon cœur bat si fort pour toi, que si tu écoutes, tu l'entendras battre au rythme du tien.

    Moi j'entends le tien, il me bouleverse.

    Ces mots, couchés là sur du papier, que j’ai écrit entre deux clients, je te les hurle de cœur à cœur.

    Un jour, tu iras mieux et je te les ferais lire, peut être avant.

    J'ai hâte qu'il soit enfin l'heure de les appeler, mais j'ai peur de ce qu'ils vont me dire.

    J'ai besoin de te voir, de te toucher et de me rendre compte, d'où tu es et avec qui.

    Nous avons dû leurs faire confiance, mais je sui loin d'être convaincue.

    Il est 8 heures, je suis à mon guichet et mes pensées qui s'envolent vers toi, ne me suffisent plus.

    Comme moi, vois-tu le soleil qui brille ? Où es tu? Que fais-tu? Es tu levée? As-tu peur?

    Moi je le vois briller, mais il ne me réchauffera pas de si tôt, j'ai si peur.

    Cette vie qu'il représente et que tu ne veux plus, il faut s'y accrocher, mais là de suite, je sens morte, morte d'inquiétude.

    Je suis en attente de toi, de notre vie qui maintenant est suspendue à la vie, à la mort.

    J'essaie d'imaginer ton réveil, ta prise de connaissance en ces lieux, ces gens qui vont avoir la chance d'être auprès de toi.

    Je t'en supplie va dans leurs sens !!! D'ici, je ne peux rien pour toi.

    C'est effroyable, je leur ai donné tout pouvoir. Comment mon cœur de maman peut il encaisser tout cela?

    Comment ton cœur de jeune fille peut-il encaisser tant de douleurs?

    Il nous faudra des années avant que l'on puisse revivre normalement.

    Nous y arriverons ma Fille.

    Je veux y croire, mais le plus important, je veux que TOI tu y crois.

    C'est vrai que nous avons les tripes arrachées, mais regarde bien ma puce, nous avançons malgré tout.

    Parfois debout, parfois à genoux et même en rampant, mais nous somme là et nous n'y renoncerons pas !

    Même si cela n'est pas ton choix dans l'immédiat, je te porterai.

    Je viens d'avoir ton père au téléphone, il me dit que nous pouvons aller te voir de 14h à 17h !!! Alléluia !!!!

    Je vais VENIR ma fille, l'oxygène me revient un peu, j'étais en apnée et même si j'ai peur, je me rendrais enfin compte de ton état. Je te promets d'être forte pour toi mon cœur, comme hier lorsque j'ai dû écrit cette horrible lettre pour l'HDT, quand tu me demandais si je pleurais.

    Pour te rassurer, je me retournais à chaque fois, afin de te prouver que je ne le faisais pas.

    J'interdisais à mes larmes de couler alors qu'elles me noyaient de l'intérieur.

    Plutôt mourir noyer que de te le faire voir et te crever le cœur.

    Je sais maintenant que par amour une Maman ça peut faire cela.

    Peut être en faisais tu autant.

    Nous nous aimons tellement que nous voir souffrir nous détruit sans pitié.

    Je voulais le meilleur pour toi et ta sœur et c'est le pire que nous vivons.

    Je suis si désolée.

    Je me sens si démunie face à tout ce drame familial et je prie pour que où tu es, ils te réapprennent à vivre.

    Jamais je ne baisserai les bras.

    Il ne me reste qu’à t'écrire pour te dire les mots que j'hurle au fond de moi, dans l'attente de te serrer dans mes bras.

    Je croyais que l'amour ça faisait tout.

    Je sais à présent que non ça ne fait pas tout et pourtant je t'aime de tout mon corps, de tout mon cœur, de toute mon âme.

     


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  •                                                          Blog de plumette :De son sang à mon encre, Article N°4 Quelques réponses...                          

     Le 07 Mai 2009...

     Ce matin, j'ai quelques réponses à toutes ces questions que je me posais hier avant de t'avoir revue.

     Je sais qu'elles ne seront peut être plus d'actualité les jours à venir, mais en attendant, je vais devoir m'en  contenter.

     En faisant tout ces Km hier pour te retrouver, je sentais l'oxygène revenir à moi.

     Certes, j'avais la peur au ventre que l’on ne me laisse pas te voir ou de  comment je te verrais.

     Toute pâle, tu es enfin apparue derrière cette porte vitrée.

     Avec un mal de ventre, fragile, tu t'es blottie contre moi et doucement m'as dit un faible "je t'aime maman" 

     Là, j'ai enfin respiré et j'ai senti que toi aussi.

     Nous sommes en apnée depuis tellement de temps me semble t-il.

     Dans le petit café dans lequel on nous a permis d'aller, tu m'as parlé et cela te faisait du bien de prendre l'air, car pour l'instant, les sorties ne te sont autorisées que avec  ta famille.

     Je pensais, que j'allais un peu voir les lieux où tu vivais, mais ils nous sont interdits.

     Tu dis qu'ils sont gentils.

     Est-ce vrai?

     Tu es toujours a vouloir nous protéger que je ne sais plus.

     Tu étais si pâle ma puce, mais que c'était bon de sentir blottie dans mes bras, tout contre moi.

     Je sentais tes petits os et toute cette fragilité que tu as imposée à ton petit corps en en mangeant plus depuis maintenant 10 jours.

    Je t'en supplie ma douce, reprends des forces, mange !

     Quand tu as voulu aller t’allonger, ils t'ont répondu que les chambres étaient accessibles que le soir, je t'ai allongé dans l'herbe sur ma veste.

     Demain, j'apporterais une couverture.

     Tu étais si fragile, si triste et pourtant tu veillais à me sourire.

     Quand tu fermais les yeux, j'en profitais pour observer autour de nous ces gens qui allaient et venaient.

     A 17 h je t'ai raccompagné  au bâtiment "les glycines"  où j'espère ils te redonneront goût à la vie.

     Toi tu espérais pouvoir t'allonger tant tu avais mal au ventre.

     Après je n'ai plus eu de nouvelles, pourvu que ce soit ton choix et non pas qu'il t'en empêche.

     Tu me diras demain quand je reviendrais, car je reviendrais tous les jours jusqu'à ce que tu puisses sortir un peu toute seule.

     Je t'aime ...


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  •                                                                                                     Blog de plumette :De son sang à mon encre, Article N° 5 Donne nous une chance !

    Le 08 Mai 2009...

    Ma fille, qu'il était long ce dimanche sans toi.

    J'ai l'impression d'être en apnée chaque fois que je ne suis pas près de toi, chaque fois que tu es hospitalisée, chaque fois que tu ne vas pas.

    Quand les jours heureux reviendront-ils?

    Y en a-t-il au moins eut pour toi ma douce?

    Je ne sais plus quoi penser.

    Le présent s'efface dans ma tête, le passé me fait horreur, car il t'a volé ta vie et je m'en veux tellement de n'avoir rien vu, rien su, de ta souffrance.

    Le futur, je ne peux l'imaginer sans toi.

    Ta sœur et toi êtes mon capital vie.

    Que serait-ce le monde sans vous.

    Ne nous quitte pas, je t'en supplie.

    La vie est ce qu'elle est, mais laisse lui le temps de te montrer qu'elle vaut aussi le coup d'être vécue.

    Laisse nous aussi te le montrer.

    Donne-nous une chance !
    Ti amo bella bambina mia, tanto tanto...


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