• Article N° 101 Me revoilà...

      

                                                                                                    Blog de plumette : De son sang à mon encre, Article N° 101 Me revoilà...
     
     

    Après un retrait salutaire, où ma plume semblait écrasée sous le poid de mes maux, je reviens vous trouver et vous lire...

    Depuis son retour à la maison, ma fille avance dans la vie.

    L'enfance, certains voudraient ne jamais la quitter, d'autres voudraient absolument l'oublier !

     Elle, elle cherche comment trouver sa place dans le monde, en essayant la vie.

    Moi,  je m’obstine à lui dire qu’il  n'est pas coin si sombre où on ne finisse pas, par découvrir une étoile.

    Nous essayons chaque jour de cultiver notre quotidien, comme d’autres cultivent un jardin, même si, nous n’avons pas toujours savouré des fruits délicieux, mais plutôt amers.

    J’ai souvent pensé, que le chemin parcouru importait peu et que  la volonté d'arriver suffisait à tout, mais en réalité le chemin parcouru a été trop souvent calvaire et la volonté n’a pas toujours suffit à nous soulager.

    Ma fille, ne fait plus de mal à son corps.

    Elle s’exprime et ne retient plus les mots entre ses lèvres comme des esclaves, et ceux qu’elle prononce, sont libres.

    Les cris de souffrance qu’elle étouffait se transforment souvent en cris de joie, comme lorsqu’elle valide les étapes de sa formation à l’école d’infirmière.

    Ses amis et ses profs croient très fort en elle, en sa détermination, en son intelligence.

    Et moi je sais, qu’elle peut tout entreprendre et tout réussir.

    Mais le mieux, serait, qu’elle le sache elle-même. 

    Notre réalité est enfin devenue supportable et je prie chaque jour et chaque nuit, pour qu’elle n‘abandonne plus, pour qu’elle ne renonce à rien de ce que la vie lui offre.

    Pour qu’elle vive ses rêves et qu’elle accomplisse ses désirs les plus fous.

    Je me dis que la confiance qu’elle acquière doucement, lui donnera l’envie de construire sa vie , même si c’est au jour le jour. 

    Bien sûr, pour en arriver là, nous avons eu des nuits, où, comme à une petite fille, je lui ai raconté des histoires, afin que mes mots remplacent ses maux.

    Cela n'a hélas pas toujours suffit, et parce-qu’ elle continuait  à étouffer et que sa nervosité allait grandissant, pour lui faire oublier son horrible séjour en psychiatrie, je la massais.

     Je l’ai tant de fois et longuement et je le fais encore à chaque fois qu’il le faut, en chantant des ritournelles que son grand père Italien nous chantait.

    Cela l’apaise et bien que ma chair et mon cœur soient meurtris de ce vécu terrifiant, je suis soulagée quand j'entends sa respiration devenir enfin régulière.

    Combien de fois, pendant ses nuits, me suis-je mise à penser, à  remettre le film de notre vie à l'envers.

    Comment ai-je pu me tromper à ce point,  sur les moments où je croyais dur comme fer, que la fenêtre que j’ouvrais sur la vie, donnerai sur un magnifique ciel bleu sur la tête de mes filles.

    Passant ainsi d'un bout à l'autre, les yeux grands ouverts, les pages de notre vie.

    Chaque soir, aujourd’hui encore, ce n'est que lorsque je suis certaine qu’elle dort,  que je m’accorde de dormir à mon tour.

    Rien n’est simple, tout reste fragile, mais nous sommes là et nous avançons…

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