• Article N° 45 Jamais l'absurde ne m'a paru aussi cruel.

      

                                                                                  Blog de plumette :De son sang à mon encre, Article N° 45 Jamais l'absurde ne m'a paru aussi cruel.

     

    18 juillet 2009 12h52

    Il ne me reste, puisqu'ils nous interdisent tout contact, que les pensées qui vagabondent vers TOI.

    Où sont les jours heureux ? Jamais l'absurde ne m'a paru aussi cruel.

    Je vais aujourd'hui, faire 100 Km aller et 100 Km retour, sans qu'ils ne nous laissent nous voir.

    Les affaires dont tu as besoin, je ne pourrai pas te les remettre en main propre.

    Quelle cruauté, de te savoir derrière ces murs et ne pas pouvoir te serrer dans mes bras.

    Mais qui sont ces gens qui détiennent ce pouvoir ?

    Ils me font peur. Est-ce la certitude qu’ils détiennent la vérité qui les rend si cruels ?

    Devant tant d’assurance et de certitudes, la colère me ronge et la détresse m’envahit. 

    Aujourd'hui, en tant que mère, je me dois de tenir le coup face à tant d'injustice, jusqu’aux limites humainement admises.

    S'il faut outrepasser le seuil de la bienséance et de l’humilité  pour poursuivre mon combat, je le ferai !

    Les autres, mon enfant, ont la conviction que cela ne peut pas leur arriver et pourtant, cela nous est bien arrivé, à nous.
    Nous vivons des moments de terrible angoisse.

    Nous sommes dans le coeur de la souffrance et de la tourmente.

    Mais rien n'arrêtera mon combat.

    J'outrepasserai les non-dits. On se demande tous avec stupéfaction qui sont les auteurs de cette situation. 

    Ce long cheminement vécu, jalonné de souffrance, me porte malgré tout vers l’avenir.

    Bien que dans l'immédiat, pour survivre, le cœur m'emmène vers ce passé où nous étions réunies.

    Entends-tu mon amour qui t’appelle et, doucement, chemine vers toi.

    Si tu crois parfois, que c'est le vent que tu sens dans ta nuque, tu te trompes.

    Ce n'est que mon souffle, qui veut te réchauffer. Je suis si près de toi avec mon cœur.

    Toutes ces années qui, finalement, n'ont été que des instants de vie qui nous ont tellement changé.

    Un jour arrive, pour chacun d'entre nous, où, l'on pense à ce que l'on a raté ou ce que l'on a réussi.

    Mais toi, combien de regrets as-tu déjà ?

    Je voudrais construire un pont au milieu du temps, pour te retrouver.

    Te faire sentir le vent d'été, la lumière de l’après-midi, la quiétude du soir.

    Mon cœur, si proche de toi, se révolte de ce pouvoir qui leur permet de nous séparer, ne nous laissant que la pensée pour communiquer, faisant de nous des fantômes.

    Je voudrais vaincre la tristesse, vaincre l'absence, car je ne peux, ainsi, trouver le repos en pensant à tout ce gâchis.

    Si, au moins, toi, tu pouvais ne pas être triste et être bien...

    Si cela m'était possible, je deviendrais invisible...

    Je déroberais du ciel, le soleil et les étoiles, et je forgerais un monde magnifique rien que pour toi.

    Le pays des merveilles, auquel tu as droit n'est que le pays où tu as manqué de tant de choses.

    Combien de jeunes de 19 ans sont à la guerre, en 2009 ?

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