• Article N°47 Moi aussi je t'écris

       

                                                                          Blog de plumette :De son sang à mon encre, Article N°47 Moi aussi je t'écris

    20 juillet 2009 17h07

    Moi aussi, j'ai besoin de t'écrire, car j'ai besoin de te parler...
    J'étais en courses tout à l'heure, et j'avais vraiment besoin d'un tas de trucs, pour la maison.

    Tu sais je tourne souvent en rond et la maman organisée que tu connais n'est plus vraiment organisée.

    Je me suis vite sentie pas à ma place au milieu de tout ces gens qui faisaient leurs achats.

    Je crois que ce qui a fait tout chavirer, c'est cet éclat de rire au bout de l'allée.

    Je me sens tellement décalée et étrangère à la vie de tous les jours.

    Notre quotidien à nous, n'a plus rien à voir avec celui des autres.

    Pour ajouter à tout cela, j'ai rencontré ta copine d'enfance, qui m'a gentiment demandé de tes nouvelles.

    Je redoutais cela et je n'ai pas su être neutre quand je lui ai répondu.

    Je m'en suis tellement voulu que j'ai tout planté là, caddie et courses.

    Cela attendra encore un peu. Je finirai bien par aller mieux.
    Oh, ma douce jeune fille, ne laisse pas les étoiles briller sans toi.

    Tu as si peu vu la lumière de cet été. Tu sais, il a mis tant de couleurs sur les fleurs.

    Pourquoi ne pas la laisser aller jusqu'à tes joues. 

    Souffle ou crache tes secrets, et enlève cette écharde qui fige ton cœur. 

    De quoi donc sont fait ces jours, qui filent sous la tristesse?
    Je voudrais arrêter le sable qui glisse dans le sablier et qui n'attend pas que tu sois prête, à ne plus regarder en arrière.

    Tu sembles plombée sur cette terre où pourtant nous sommes tant à te savoir battante. 

    J'attends ce fameux matin où tu verras le soleil briller à nouveau.

    Il réchauffera enfin ton âme.

    La joie de vivre t'envahira à nouveau et nous saurons, en regardant les autres qui seront restés auprès de nous tout ce temps, dans le noir, pour faire de leurs corps un rempart. 
    Il te restera alors, à decouvrir l'autre versant de ta vie.

    Tu laisseras derrière toi les pensées, celles que jamais tu n'oublieras, dans l'ombre.

    Tu iras vers la lumière que t'offre le jour et tu n'auras plus peur des reflets de la nuit. 

    Peu de jeunes et même de personnes, sauraient rester, depuis le 14 juillet jusqu'à ce jour, chez les dépendants, isolée, comme on t'y force.

    Tu es dans cette unique pièce, avec quelques personnes agées, grabataires, qui hurlent à longueur de journée et de nuit.

    Comment réussis-tu, à faire le vide dans ta tête ? Tu m'écris que l'on doit être fortes !!!

    Mais tu es un monument de forteresse, ma fille, et nous sommes tous si fiers de toi, du combat que tu mènes, depuis des années. Car c'est bien en années que nous chiffrons ton calvaire...

    Viens, ma douce, viens remettre tes sabots blancs, d'élève infirmière, qui te font marcher vers le futur où tu seras de l'autre côté de la barrière...
    Chaque jour qui passe, avec ton courage, tu fais ce pas de plus, qui te mène vers ton destin.

    Il est là et t'attend.

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