• Article N° 70 Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

      

                                                                         Blog de plumette :De son sang à mon encre, Article N° 70 Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

    18/03/2010

    Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
    Enfin je peux dire cette phrase !!!

    Ce soir, devant mon écran, je n'ai pas le cœur lourd.

    Le ciel, que j'aperçois de ma fenêtre, me laisse entrevoir des milliers d'étoiles.
    Pourtant, ce n'est pas cette belle image qui me ravie le cœur, mais les voix, que j'entends, en bas dans le salon.
    La vie est là !!!
    Enfin tu acceptes de la vivre !!!
    Les rires se mélangent et je reconnais le tien parmi ceux de tes amis.
    Vous êtes allés manger Mexicain et comme c'est la St Patrick, vous avez cherché un bar pour fêter ça.
    Tout était plein et tu as eu la belle idée de les emmener tous ici !
    Au téléphone, quand tu me l'as demandé, j'ai failli hurler OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII, oOUUI ma fille VENEZ !!!
    Si cela peut paraître pathétique, pour certain, ici vivre cela, tire du miracle.
    Enfin le quotidien reprend ses droits et les épreuves difficiles ne se prolongent pas, sans fin.
    Même si chez nous, cela se chiffre en années maintenant.
    Au malheur succède enfin, une paix relative, voire un véritable bonheur.
    Nous avons vécu des moments si douloureux, nous avons eu notre part je crois de tristesse et de désespoir.
    A ceux qui vont mal aujourd'hui, même si je sais que cela ne changera rien à leur douleur, je veux juste dire que de la douleur on en tire toujours quelque chose de bon.
    Je pense à ces amis que nous avons connus à Bordeaux, alors que nous nous parlions qu'à travers un forum.
    Ils nous ont aidés dans mes déplacements, ils nous ont reçus chez eux, partageant non pas seulement, leur repas, mais aussi et surtout, tant d'amour et d'amitié, allant jusqu'à nous gâter. Les kilomètres qui nous séparent, importe peu, car nous les avons emportés dans nos coeurs. Je pense aussi à tous ces gens qui, ne nous ont jamais lâché la main, restant près de nous, quand d'autres sont partis.
    Après les mauvais moments, comme pendant, on en vient à remercier le ciel de nous avoir aidé a les surmonter.
    Dans cette trêve, que j'espère infinie, je découvre une vie que je n'attendais plus, un bonheur auquel je ne croyais plus, un peu comme si, il fallait tout réapprendre.
    C'est certain, qu'à l'intérieur, je me sens toujours et tellement vulnérable, mais j'arrive à revoir le soleil et carrément j'attends que les fleurs poussent dans notre jardin.
    Mes pensées sont plus claires et les couleurs reviennent sur nos joues, ternies par trop de larmes.
    Je commence à éprouver de la joie à me lever et je sens que toi aussi, ma douce.
    Ensemble, notre famille, découvre des aspects de la vie jamais perçue auparavant, car criblée de douleurs morales, on la ressent et la regarde différemment.
    Je reconnais certains visages qui n'avaient plus d'expression, car nous étions, dans un monde, dépourvu de sens.
    Nous reprenons goût à la vie qui commence à poindre et bon sang, que c'est bon le quotidien !!!
    Je veux aller à nouveau au grand large et réinventer le bonheur et tirer parti de l'épreuve.
    Je veux m'ouvrir à cette espérance qui me délivre de la tristesse, car pour revenir à la vie, il faut accepter de vivre dans un entre-deux, jusqu'à ce que la faculté de faire des projets
    revienne.
    Il faut produire, avec ce qui est arrivé, avec ce mélange de bien et de mal, de rappel et d'oubli du passé. Ce soir, lorsque tu es montée te coucher, que tu m'as pris dans tes bras, pour me remercier d'être une si merveilleuse maman, c'est ce que nous avons fait...

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